ÉDITO

En plus de sa programmation quotidienne (toujours de grande qualité, bien sûr !), le Balzac vous propose régulièrement des rendez-vous exceptionnels, en matinée, en soirée, ou même la nuit. Vous trouverez ci-contre tous les détails des prochaines manifestations.
 

PROCHAINEMENT AU BALZAC

Soirée opéra : La Bohème
Mardi 7 juillet à 20h
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La Bohème, de Puccini
Filmé en 2015 au Royal Opera House de Londres
Direction musicale : Cornelius Meister
Mise en scène : John Copley
Avec Anna Netrebko, Joseph Calleja


Sur un livret qui s’inspire du roman d’Henri Murger Scènes de la vie de bohème et de l’adaptation qui en a été faite au théâtre sous le titre La Vie de bohème, Puccini a composé ce que beaucoup considèrent comme sa partition la plus réussie. Nous sommes à Paris à la fin du XIXème siècle. Rodolphe, poète de son état, partage une mansarde avec des amis artistes. On tire le diable par la queue mais on n’est pas moins prêt à se réjouir et à s’amuser à la première occasion. Le soir de Noël, alors que Rodolphe est seul, assis à sa table de travail, on frappe à la porte. C’est la gracieuse et frêle Mimi dont la bougie s’est éteinte, qui vient demander du feu. On devine la suite. Mais les amours seront contrariées. La musique de Puccini épouse à merveille le texte du livret : les moments de joyeuse exubérance alternent les moments d’émouvante tristesse. Et l’on retient difficilement ses larmes au dernier acte, lorsque Rodolphe s’émeut de tenir la « gelida manina » la petite main glacée de Mimi, consumée par la phtisie. Anna Netrebko et Joseph Calleja sont les interprètes des deux rôles titres dans cette production du Royal Opera House que le public du monde entier a plébiscitée.

 
Black and White American Dance Film Festival
du 15 au 23 juillet 2015
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A l'occasion de la venue de l'Alvin Ailey American Dance Theater au Théâtre du Châtelet en juillet 2015 et en partenariat avec les Etés de la Danse, le Balzac programme "Black and White American Dance Film Festival" du 15 au 23 juillet 2015.
Quatre films au programme : An Evening with Alvin Ailey, A Tribute to Alvin Ailey, Dance Theater of Harlem, La Légende de Joseph.
Tarif normal : 12 euros. Moins de 26 ans : 10 euros.

AN EVENING WITH ALVIN AILEY
The Stack-Up - Cry - Divining - Revelations
Interprétation : Alvin Ailey American Dance Theater
Présentation : Alvin Ailey, Judith Jamison et Talley Beatty
Réalisation : Thomas Grimm (1986, 108’)

Mercredi 15 et lundi 20 juillet à 20h30

Ce programme est entièrement consacré à des chorégraphes noirs américains. Le plus ancien, Talley Beatty (1923-1995) se distingua à 14 ans dans la compagnie de Katherine Dunham.
Né dans une famille aux racines afro-caribéennes, cajun-indiennes, créoles et blanches, Talley Beatty créa plusieurs ballets pour l’Alvin Ailey American Dance Theater, dont The Stack- Up. Comme dans West Side Story, on y retrouve l’exubérance et l’esprit de rivalité des bandes de jeunes traînant dans les rues de Manhattan. Mais rien n’égale la sensualité torride des filles et des garçons noirs de Harlem !
A l’exception de son immortel chef-d’oeuvre dansé sur des negro spirituals, Revelations, qui termine la plupart de ses programmes pour répondre à la demande d’un public insatiable, les chorégraphies d’Alvin Ailey font plus appel aux musiques jazz ou originales qu’aux chants traditionnels noirs. Il a signé 80 ballets environ - dont Au bord du précipice pour l’Opéra de Paris - et les principaux figurent régulièrement au répertoire de sa compagnie.
Aussi est-ce un bonheur de revoir des œuvres majeures comme Cry, chorégraphié par Alvin Ailey et conçu comme cadeau d’anniversaire pour sa mère en 1971. La danseuse Deborah Manning y incarne une esclave de la fin du XIXe siècle qui passe de l’humiliation de la servitude au triomphe de la liberté.
Après avoir dansé soixante-quinze ballets en quinze ans dans la compagnie d’Alvin Ailey, Judith Jamison se lança dans la chorégraphie sur les conseils d’Alvin Ailey lui-même. Avec Divining (1984) elle démontre sa solide expérience, son sens du mouvement et des figures de groupes.
Revelations (1960), chef-d’oeuvre absolu de l’histoire de la danse, permet d’admirer une des grandes vedettes de la troupe depuis 1964, l’éblouissant Dudley Williams, né en 1938, doué d’un superbe tempérament dramatique et d’une technique à toute épreuve, qualités qui lui permirent de danser des rôles de premier plan à soixante ans passés.


DANCE THEATER OF HARLEM
Fall River Legend - The Beloved - John Henry - Troy Game
Réalisation : Thomas Grimm (1989, 120’)

Jeudi 16 juillet à 20h30

Révolté par l’assassinat de Martin Luther King, le danseur noir américain Arthur Mitchell, vedette pendant quinze ans du New York City Ballet, décida en 1969 de créer la première compagnie de ballet classique exclusivement composée de danseurs noirs de premier plan : The Dance Theatre of Harlem. Son répertoire se compose de quelques grands classiques comme Giselle (version créole), de créations originales et de chorégraphies américaines qui ont marqué le XXe siècle, telles trois de ce programme, inspirées de faits réels bien connus aux Etats-Unis.
Fall river legend, d’Agnès De Mille, constitue un chef d’oeuvre majeur dans l’histoire de la danse outre-Atlantique, par son vocabulaire original et son intensité dramatique. Créée en 1948 par l’American Ballet Theater, la triste histoire de Lizzi Borden, condamnée à la pendaison en 1892, est entrée au répertoire de l’Opéra de Paris en 1996. The Beloved, également créé en 1948, est la plus connue des oeuvres de Lester Horton, un des pères de la Modern Dance. Il fonda sa compagnie en 1934 et fut en 1949 le premier professeur du jeune Alvin Ailey alors âgé de 18 ans. The Beloved évoque l’histoire authentique d’un prédicateur chrétien dont la Bible devient entre ses mains une arme mortelle !
Arthur Mitchell, premier danseur noir engagé dans une compagnie classique, signa de nombreuses chorégraphies après avoir quitté le New York City Ballet de Balanchine. John Henry, conçu pour son Dance Theatre of Harlem, glorifie la supériorité d’un ouvrier métallurgiste sur la plus performante des machines industrielles, succès remporté à la suite d’un pari.
Enfin, seul ballet de la soirée sans argument et d’un chorégraphe non américain, Troy Game met en scène une équipe d’athlètes musclés qui jouent du biceps et de la virtuosité, sur de trépidants rythmes brésiliens. Le britannique Robert North conçut cette joyeuse compétition sportive pour le London Contemporary Dance Theatre en 1974, et la remania tout spécialement pour le Dance Theatre of Harlem cinq ans plus tard.


LA LEGENDE DE JOSEPH
Chorégraphie de John Neumeier
Musique de Richard Strauss.
Avec Judith Jamison, Kevin Haigen, Karl Musil, Franz Wilhelm et le Ballet du Staatsoper de Vienne
Réalisation : John Neumeier (1977, 65’)

Samedi 18 juillet à 11h et mardi 21 juillet à 20h30

Richard Strauss composa la musique de La Légende de Joseph pour les Ballets Russes de Serge Diaghilev. Il en dirigea lui-même la première représentation le 14 mai 1914 à l’Opéra de Paris dans la chorégraphie de Michel Fokine. C’est ce ballet qui révéla le tout jeune danseur moscovite Léonide Massine, 19 ans, nouveau protégé de Diaghilev. Mais La Légende de Joseph ne remporta pas le succès escompté, et la guerre de 1914 mit définitivement fin à sa carrière. Conscient des proportions wagnériennes de sa partition, « indansable » selon Nijinsky, Richard Strauss la révisa en 1947 et la réduisit à une Suite orchestrale (de plus d’une heure quand même !).
C’est cette version qui inspira à John Neumeier La légende de Joseph à la demande du Ballet de l’Opéra de Vienne qui en donna la première représentation en 1977.
Pour le rôle de l’épouse de Putiphar qui tente en vain de séduire le jeune Joseph avant de l’accuser de viol - selon la légende biblique - John Neumeier voulut impérativement la sensuelle et sculpturale Judith Jamison, alors vedette de l’Alvin Ailey American Dance Theater (elle inspira également Maurice Béjart peu après). L’innocent Joseph, vendu par ses frères à l’officier égyptien Putiphar, est incarné par le merveilleux virtuose américain Kevin Haigen qui venait tout juste d’être promu étoile du Ballet de Hambourg. Enfin le chorégraphe a développé le personnage équivoque de l’Ange vu en rêve par Joseph, et interprété par le sculptural danseur étoile viennois Karl Musil.


A TRIBUTE TO ALVIN AILEY
Memoria - Witness - For “Bird”, with love - Episodes
Présentation : Alvin Aily, Judith Jamison et Ulysses Dove
Musiques de Charlie Parker, Dizzy Gillepsie, Count Basie, Jerome Kern, Keith Jarrett, Robert Ruggieri…
Interprétation : Alvin Ailey American Dance Theater
Réalisation : Thomas Grimm (1990, 107’)

Dimanche 19 juillet à 11h et jeudi 23 juillet à 20h30

Ce second programme consacré à l’Alvin Ailey American Dance Theater a été filmé quatre ans après le premier, soit un an après le décès du chorégraphe en 1989. C’est sa danseuse vedette Judith Jamison, qui lui succéda à la tête de la
compagnie.
For “Bird”, with love, un grand classique crée en 1985, évoque l’ascension et la déchéance du célèbre saxophoniste de jazz, Charlie Parker (1920-1955), à travers une série de tableaux plus oniriques que biographiques. Le spectateur passe de la brillante ambiance des cabarets de Harlem dans les années 1940, à la déchéance de “Bird”, rendu fou par l’alcool et la drogue, se débattant dans sa camisole de force.
Memoria fut composé par Alvin Ailey en 1979 après la disparition d’une de ses plus proches amies, la danseuse et chorégraphe Joyce Trisler, qu’il avait connue quand tous deux débutaient dans la compagnie de Lester Horton en 1949. Il rend hommage à la joie de vivre de la danseuse, à son lyrisme comme à son côté sauvage.
Witness, solo emprunt de spiritualité, dansé par Marilyn Banks sur des gospels, constitue l’ultime création d’Alvin Ailey trois ans avant sa mort. Le chorégraphe y passe de la joie à la mélancolie.
Noir américain (1947-1996), Ulysses Dove fut soliste de la compagnie d’Alvin Ailey entre 1973 et 1980. Il y réalisa ses premières chorégraphies avant d’être nommé assistant directeur du Groupe de recherche chorégraphique de l’Opéra de Paris. On le connaît surtout en France par les pièces remarquables par leur force et leur originalité qu’il réalisa pour Patrick Dupond en 1988 et 1989. Son ballet Episodes a été conçu en 1987. OEuvre puissante, nerveuse, violente parfois, elle se distingue par sa superbe scénographie, les danseurs se croisant sur des rais de lumières traçant au sol des diagonales changeantes dans
l’obscurité de la scène.

Les billets sont en vente à la caisse du cinéma et sur le site internet du Balzac.