tous les mercredis
L'opération "l'enfance de l'art" vous permet de découvrir ou de redécouvrir avec vos enfants quelques grands films de l'histoire du cinéma. 28 cinémas indépendants parisiens y participent, dont le Balzac.
Prochaines séances :
Le petit chat curieux, de Goda Tsuneo (Japon, 2006, 1h, animation, couleur)
A partir de 3 ans
Koma, la minette à la caméra, filme sans relâche . Elle réalise un film d’animation image par image, un documentaire animalier et finit par planter la caméra pour surprendre un étrange yeti. Petite fée du «cousu main», elle découvre les robots avec son copain Radi-Bo, l’as du tournevis.
Bien qu’influencé par l’animation tchèque, Goda Tsuneo emprunte Koma à une lignée féline nippone. Il alterne les séquences en 3D et en 2D. Ses marionnettes de facture simple et naïve reproduisent la malice des conduites enfantines et prodiguent avec inventivité des leçons de bricolage. Un univers plus subtil qu’il n’y paraît.
Mercredi 24 juin à 10h30, mercredi 1er juillet à 10h30
Le Voleur de Bagdad, de Ludwig Berger, Michael Powell, Tim Whelan (Etats-Unis, 1946, 1h45, VO, noir et blanc) avec Conrad Veidt, Sabu (ll), June Duprez, John justin
A partir de 7 ans
Jaffar, le fourbe vizir, magicien de surcroît, évince le calife de Bagdad, le jeune, beau et naïf Ahmad. Jeté en prison, il rencontre Abu, un gamin agile et malin, fils d’une lignée de voleurs. Il rêve de la princesse, fille d’un sultan gâteux (amateur de jouets), que Jaffar convoite.
Cette «féerie arabe en technicolor» déploie la magie des mille et une nuits. Les tapis et les chevaux s’envolent, des génies du gabarit de Mr Propre surgissent des flacons. Et qu’importe si bons et méchants annoncent la couleur. Réalisé sous la férule du tyrannique Alexandre Korda, le film doit beaucoup à Michael Powell et fut salué comme un grand spectacle fantastique et coloré dont le charme opère encore.
Mercredi 8 juillet à 10h30, mercredi 15 juillet à 10h30
Ratatouille, de de Brad Bird (Etats-Unis, 2007, 1h50, animation, couleur)
A partir de 5 ans
On a beau être un rat d’égout, on peut être un rat de goût. Remy, dans un dialogue d’outre-tombe avec le chef Gusteau, découvre l’art culinaire. Quand il doit fuir le danger, son livre de recettes devient sur les eaux un radeau salutaire qui l’emmène vers le célèbre restaurant.
Ce film d’animation des studios Pixar /Disney innove par le sujet, l’ennemi des cuisines établit une coexistence pacifique des saveurs avec les humains. La mécanique narrative endiablée joue sur le burlesque. Le décor reproduit un Paris tout droit sorti des films américains des années 50.
Mercredi 22 juillet à 10h30, mercredi 29 juillet à 10h30
La Fiancée de Frankenstein, de James Whale (Etats-Unis, 1935, 1h15, VO, noir et blanc) avec Boris Karloff, Colin Clive, Valéri Hobson
A partir de 8 ans
Un soir d’orage, Mary Shelley, à la demande de Byron, poursuit l’histoire de son héros. Les villageois devant le moulin en feu croient le monstre mort. Mais, invincible, il ressurgit des ténèbres, tandis que le docteur Frankenstein pense à convoler. C’est sans compter avec l’inquiétant Pretorius.
Le thème du double structure ce second volet de l’histoire de Frankenstein. Pretorius, double maléfique de Frankenstein, veut créer une femme qui sera la fiancée du monstre. Elle apparaît, telle la petite sœur de Brigitte Helm (Metropolis) parée d’une chevelure zébrée d’éclairs. Le monstre / Karloff est formidable d’humanité. La beauté plastique du film, lumière, cadrage, s’allie à la poésie du récit.
Mercredi 5 août à 10h30, mercredi 12 août à 10h30
Ponyo sur la falaise, de Hayao Miyazaki (Japon, 2007, 1h55, animation, VO)
A partir de 6 ans
Sosuke et sa mère Lisa vivent sur la falaise, le père vogue au large sur un cargo. Il découvre dans les rochers un poisson aux grands yeux prisonnier d’un bocal, qu’il délivre et baptise: Ponyo. Le père de Ponyo, une sorte de Nemo fou et écolo, la ramène dans la cité sous la mer. Née de l’écume, Brunehilde, dite Ponyo, se métamorphose sans cesse. Courant sur le dos des vagues d’un typhon pour retrouver Sosuke, elle est le bleu paradis des amours enfantines. Miyazaki puise dans l’univers fabuleux d’Andersen pour se projeter dans l’imaginaire enfantin en y distillant les inquiétudes du vieil homme. Le graphisme foisonnant du monde marin contraste avec les couleurs pastels du paysage côtier.
Mercredi 19 août à 10h30, mercredi 26 août à 10h30
Petits et courts, de A. Amanov, M. Aldashine, M. Amoxov, A.Churikova, Rao Heidmets (Estonie/Ukraine/Russie, 1982/1996, 37', animation, VF, couleur)
A partir de 3 ans
Un scarabée dans le désert propulse de ses véloces pattes arrière une boule puante (Le Pèlerin). Aux vers de terre qui creusent des tunnels en arabesques (L’Autre Côté) succède un ballet nautique de poissons (E = MC2 ). L’Arbre aux lutins illustre un conte de Noël. Un petit nuage s’ennuie dans L’Onde vagabonde.
Ce programme de courts métrages réunit différents talents de l’animation traditionnelle en 2D et en 3D. La valse des poissons met en jeu des points lumineux qui s’amassent et se dispersent. Les bébés lutins au visage de verre se métamorphosent en agiles créatures.
Mercredi 2 septembre à 10h30, mercredi 9 septembre à 10h30
Tarif unique : 5 euros
Renseignements : 01 44 61 85 50
www.cinep.org
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