Le combat continue...
ON FERME
Gardarem Lo Balzac !

Vous avez été très nombreux à manifester votre inquiétude et votre sympathie après avoir lu l’éditorial que nous avons fait paraître dans le dernier numéro du journal de l’Association des amis du Balzac.
Effectivement, rien ne va plus : la fréquentation est au plus bas, nous obtenons trop peu de film ayant un minimum de potentiel commercial et les comptes de la société sont nettement dans le rouge. Bref, la situation est préoccupante et nous devons réagir.
Vous nous suggérez de lancer un appel au don. Certes, nous avons besoin d’argent pour renflouer nos caisses et payer un peu plus tôt nos fournisseurs (que la plupart soient d’ailleurs ici remerciés pour leur patience et leur compréhension). Mais la solution n’est pas là : il serait inutile de financer des salles vides (autant fermer tout de suite). Notre problème principal, c’est l’accès aux films. L’exploitation de films en première exclusivité est le cœur de notre métier et représente plus des deux tiers de notre chiffre d’affaires (le reste, qui marche plutôt bien, provenant de séances exceptionnelles – ciné-concerts, soirées opéra, Pochette Surprise…-, de la privatisation des salles et de recettes annexes type publicité, bar, confiserie…). C’est donc sur cette question de la programmation que nous devons nous battre.
Pendant des années, nous avons gardé une ligne de conduite simple et claire : nous ne prenions de films au Balzac que si nous étions seuls sur les Champs-Elysées. Nous obtenions ainsi des films d’auteur qui suffisaient à nous faire vivre – plus ou moins bien selon les années. Aujourd’hui, la donne a changé. D’une part parce que le public tend à se concentrer très fortement sur de moins en moins de films. Et d’autre part parce que les circuits veulent tout, y compris la plupart des films art et essai qu’ils nous laissaient auparavant. Nous devons donc nous adapter à cette situation nouvelle et forcer UGC et Gaumont à partager certains films avec nous. Pas à n’importe quelle condition cependant : il ne s’agit pas de demander pour le Balzac la copie d’un film qui sera déjà exploité par exemple à l’UGC Normandie et au Gaumont Ambassade. Trois salles pour un même film dans un quartier par ailleurs en perte de vitesse sur le plan cinématographique, c’est manifestement trop et le Balzac sera toujours le grand perdant de la combinaison.
Nous allons donc continuer à tenter d’obtenir le maximum de films comme salle unique sur les Champs-Elysées. Et demander d’être, pour certains films bien choisis, la deuxième salle sur le quartier. Puisque la quasi-totalité des films d’auteurs un tant soit peu reconnus sortent désormais sur deux salles Champs-Elysées, il faudra maintenant compter avec le Balzac. Ce qui signifie qu’UGC et Gaumont lâchent un peu de lest et nous fassent de la place… Pas gagné et pour cela nous aurons besoin de vous !
Commençons tout de suite par Les Neiges du Kilimandjaro, le film de Robert Guédiguian que, grâce à la confiance sans faille que nous a toujours accordée le distributeur Diaphana, nous exploitons seuls sur les Champs-Elysées depuis mercredi dernier. Le film est excellent, il a plutôt bien démarré… Amplifions ce succès et amplifions-le au Balzac ! Montrons que le Balzac est un cinéma indispensable, venez nombreux, nous comptons sur vous ! Venez nombreux en particulier mardi 22 à 20h, puisque nous aurons la chance de recevoir Robert Guédiguian dans le cadre d’une nouvelle Ciné-Rencontre La Croix.
Et, dans la série « les petits se battent contre les gros et obtiennent parfois des résultats surprenants", venez également soutenir Tous au Larzac, le documentaire que nous sortons mercredi. Gardarem Lo Balzac !
L'événement Miss Mend

En 1926, Fedor Ozep et Boris Barnet réalisent un feuilleton en 3 épisodes : Miss Mend. L’intégralité de cette saga inédite en France était présentée hier soir au Balzac, au cours d’une soirée exceptionnelle, avec accompagnement musical en direct, accueil champagne et buffet russe à l’entracte !
Une grève, une dactylo intrépide, trois reporters détectives, un millionnaire assassiné, une organisation secrète anti-bolchévique, un enfant enlevé, des sabotages en série, des plans secrets... De l’Amérique à l’Union Soviétique, les mésaventures rocambolesques de Miss Mend et de ses trois amis, bien décidés à sauver le monde !
L'accompagnement musical était magistralement assuré par Aidje Tafial composition, batterie, percussions), Xavier Bornens (trompette), Olivier Py (saxophones), Roch Havet (piano), Jeff Pautrat (basse). La grande salle du Balzac était archi-comble et on notait la présence sympathique de personnalités cinéphiles comme Bertrand Tavernier, Bernard Eisenchitz ou Serge Bromberg.
Serge Bromberg présente l'Enfer

11 novembre : sortie du film L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot sur 5 salles à Paris dont le Balzac. Très bon démarrage, tout le monde est ravi. Serge Bromberg nous fait l’amitié de venir présenter son film à toutes les séances de l’après-midi et du soir : nous affichons complet. Cette plongée au cœur du dernier grand projet de Clouzot, projet démesuré qui n’aboutira finalement jamais, passionne les spectateurs. Excellente nouvelle !

Mieux vaut une bonne reprise...


Après Une journée particulière, d'Ettore Scola et Le Fanfaron, de Dino Risi, nous venons de (res)sortir La Rumeur, de William Wyler et Divorce à l'italienne, de Pietro Germi. L'été au Balzac commence avec des reprises : c'est le moment de (re)découvrir les grands classiques du cinéma. Le public n'est pas encore tout à fait habitué à l'idée de voir de vieux films au Balzac, c'est dommage : mieux vaut souvent une bonne reprise qu'un mauvais film récent, surtout en période estivale où les premières exclusivités de qualité n'encombrent pas les écrans !
Dans la brume électrique avec Bertrand Tavernier

Infatigable passeur et jamais avare de son temps, Bertrand Tavernier est toujours volontaire pour parler au public - et avec un égal enthousiasme - de ses films ou des films des autres. Il est venu au Balzac il y a deux semaines pour présenter le film de John Ford, Qu'elle était verte ma vallée (un film dont il connaît la moindre scène au millimètre près). Il est revenu hier soir pour présenter son propre film Dans la brume électrique et répondre aux questions du public. Ce fut un moment merveilleux d'amitié, de convivialité et d'érudition et nous mesurons toute notre chance de connaître un homme comme celui-là !
Nosferatu, même pas peur !


Très bonne surprise mardi soir : Nosferatu le Vampire, chef d’œuvre du cinéma d’épouvante signé F. W. Murnau et accompagné en direct par le quatuor à cordes Prima Vista, a attiré près de 300 spectateurs ! Quel bonheur !

Malentendu...
On rame, on rame !
Tulpan, 24 City, Une famille brésilienne, L'Autre, Les trois singes... bons films, bonnes critiques en général... mais peu de public, hélas pour nous. Les spectateurs se concentrent de plus en plus sur les quelques films qui font l'actualité, et les distributeurs de ces films (de Welcome à Gran Torino, pour prendre deux exemples récents que nous aurions aimé avoir à l'affiche du Balzac) jouent tous la carte des circuits. N'oublions pas que les cinémas comme le Balzac contribuent à entretenir la ferveur cinéphile de Paris et à faire constamment découvrir de nouveaux auteurs. S'ils disparaissent, tout le monde sera perdant ! Il faut leur laisser un peu d'espace !
Bravo Séraphine ! (en direct des César 2009)
Des films, des films !
Au Balzac, en février, nos trois écrans accueillent près de 30 films par semaine ! Tout le monde s’y perd un peu, mais ce trop-plein de cinéma a quelque chose de finalement très revigorant !
Adieu 2008... Vive 2009 !
2008 se termine sur une note très optimiste puisque le film de Paolo Sorrentino, Il Divo, sorti le 31 décembre, est un véritable succès ! De manière générale, l'année 2008 fut relativement bonne au Balzac, un peu en deçà de 2007 mais beaucoup mieux que certaines années passées vraiment calamiteuses. Nous avons programmé plusieurs films qui ont bien marché, nous avons organisé de nombreuses séances exceptionnelles et, joie, le public nous suit et nous encourage. Alors on continue. Vive 2009 !
Ciné Qua Non, le nouveau spectacle de Didier Riey

Le nouveau spectacle de Didier Riey est au Balzac, qui se transforme en salle de concert tous les jeudis à 22h. Le lien avec le cinéma est évident puisque Ciné Qua Non - tel est le nom du spectacle - est tout entier consacré à la musique de film (année du centenaire oblige). Avec ses musiciens, tous très talentueux, et la comédienne Sophie Barjac, Didier Riey, qui passe avec maestria du violon au piano ou à la guitare, rend hommage à ceux qui ont fait et qui font la musique au cinéma. On voyage ainsi d'un film à l'autre, au hasard des compositions de Michel Legrand, Stéphane Grappelli, Vladimir Cosma, George Gershwin ou Didier Riey lui-même. C'est ludique et joyeux, ça bouillonne et, pour tout dire, c'est follement sympathique !
Complet !

Complet et bien complet, le Balzac dimanche matin, pour notre traditionnel rendez-vous "Pochette Surprise". Près de 400 personnes, de tous les âges, venues en famille ou entre amis voir ou revoir Laurel & Hardy, Buster Keaton, des dessins animés des années 30, etc., le tout en musique.
Complètes aussi, la plupart des séances pour Séraphine (en salle 3 pour la 7e semaine d'exploitation).
Certes, ce n'est pas forcément la situation idéale pour les spectateurs : ils attendent un peu, ils ne sont pas placés exactement où ils voudraient, le personnel d'accueil est un peu moins disponible... Mais mieux vaut un cinéma avec du public que de belles salles vides, non ? C'est tout de même plus enthousiasmant !




