Bruno Coulais, invité d'honneur du goût du court

21 novembre, dix heures du matin : toute l’équipe de Starbucks Coffee est à pied d’œuvre avec son café et ses viennoiseries, prête à accueillir les spectateurs du « goût du court ». Ils arrivent tranquillement, nombreux, impatients de découvrir les films sélectionnés par Benoît Basirico, fondateur du site cinezik.fr, programmateur et animateur de la matinée. Nous présentons huit courts métrages :
D'une vie à l'autre, d’Alice Mitterrand (musique : Yan Volsy)
Une nuit au moulin, d’Aurore Casalis (musique : Xavier Plouchart)
L'Age adulte, de Pierre Daignière (musique : Jeremy Chinour, Anthony Lerat)
Dehors, de Charlotte Buisson-Tissot (musique : Virgile Van Ginneken)
Skhizein, de Jérémy Clapin (musique : Nicolas Martin)
L'Ondée, de David Coquart-Dassault (musique : Christophe Heral)
Nice, de Maud Alpi (musique : Foreign Office)
Merci Docteur !, d’Anne Kessler (musique : Bruno Coulais)
Ces films ont en commun d’être récents et d’avoir une partition originale intéressante et pertinente. Les réalisateurs et les compositeurs sont tous là (quel plateau !) sous le parrainage bienveillant de notre invité d’honneur, Bruno Coulais qui dit avoir été très impressionné par la qualité de l’ensemble des films proposés. Les échanges sont nourris, les questions surgissent de toutes parts. Les relations particulières qui se tissent entre un réalisateur et un compositeur à l’occasion de la préparation d’un film se dessinent peu à peu, c’est passionnant. On se sépare vers 13h30. La prochaine matinée aura lieu au mois de mars, avec une nouvelle sélection de courts métrages…
Le Balzac reçoit Jean-Michel Bernard

Samedi 6 juin, troisième édition du « goût du court », en partenariat avec Cinezik. Nous recevions le compositeur, pianiste et orchestrateur Jean-Michel Bernard. Il a travaillé avec les plus grands (Ray Charles), écrit de nombreuses musiques de films (pour Michel Gondry, Francis Véber, etc.) et accepte régulièrement d’écrire de la musique pour des courts métrages. Nous en avons montré trois. Les deux premiers, La 17e marche et J’ai plein de projets, étaient réalisés par Karim Adda, présent dans la salle, qui a souligné à quel point la collaboration avec Jean-Michel Bernard était importante pour lui. Le troisième, présenté en avant-première mondiale au Balzac en présence de son producteur Gérard Monier, était une coproduction franco-américano-suisse signée Edouard Getaz et intitulée Freud’s Magic Powder. Jean-Michel Bernard a évoqué avec passion et simplicité son travail de compositeur pour le cinéma avant de se mettre au piano pour jouer le thème de La Science des rêves, film de Michel Gondry dont il a écrit la musique. En conclusion de cette matinée riche en émotion, Benoît Basirico a présenté trois films d’animation quasiment inédits en France et dans lesquels la musique tient une grande place : Je criais contre la vie, ou pour elle, de Vergine Keaton ; Patrouille, de Wendy Dettmann ; Des chasseurs et des ours, de Joachim Brandenberg.
Carte blanche à Béatrice Thiriet

Samedi 7 mars, pour la deuxième édition du « goût du court » organisée en partenariat avec Cinezik.fr, nous avons reçu la compositrice Béatrice Thiriet. Elle était bien là, avec ses amis, ses collaborateurs, tout son univers… Elle a longuement évoqué, avec Benoît Basirico, son travail pour le cinéma, ses relations avec les réalisateurs, l’espèce d’urgence que crée toujours une commande de musique pour un film… La séance a débuté avec Le Baiser, court métrage réalisé par Pascale Ferran en 1990. Ce fut l’occasion de revenir sur une collaboration féconde, puisque Béatrice Thiriet a composé la musique de tous les longs métrages de Pascale Ferran (Petits arrangements avec les morts, Lady Chatterley…). La séance s’est ensuite poursuivie avec des films choisis par Béatrice Thiriet, soit parce qu’elle en a composé la musique (Une passion, d’Yves Bernanos), soit parce qu’elle connaît le réalisateur ou qu’elle contribué à récompenser le film dans un jury (Nature morte, de Jacques Richard, Avec Marinette, de Blandine Lenoir, Yaourts mystiques, de Sylvie Guérard). Deuxième temps fort de la matinée : le concert. Béatrice Thiriet s’est installée derrière le piano du Balzac, a appelé une comparse violoncelliste et a improvisé quelque temps à partir d’un film de Buster Keaton (The Playhouse). Conclusion sous forme de « bonus jeunes talents », avec deux comédies musicales : Les Voiliers du Luxembourg, hommage très réussi à Jacques Demy, était présenté par le réalisateur Nicolas Engel et la comédienne principale, Juliette Laurent. Note finale avec Où est Maurice ?, clin d’œil très amusant signé Alek Rzeszowski et Matthew Rankin.
Prochain rendez-vous en juin 2009 avec le compositeur Jean-Michel Bernard.
Carte blanche à Grégoire Hetzel

Première séance du « goût du court, nouvelle formule, samedi 22 novembre 2008.
Ce qui ne changeait pas par rapport aux éditions précédentes : l’accueil brunch, généreux et gastronomique, offert par Starbucks Coffee, le public matinal, motivé et très nombreux, heureux que le Balzac renoue avec le court métrage.
Ce qui changeait : tout le reste ! Le « goût du court » se focalise désormais sur la musique de film, dans le cadre de cartes blanches offertes à des compositeurs. Grégoire Hetzel a accepté de se prêter au jeu en inaugurant cette nouvelle formule. Avec Benoît Basirico, journaliste et fondateur du site cinezik.fr, il a concocté le programme de la séance, sélectionnant les films sur lesquels il a travaillé et invitant les réalisateurs de courts métrages pour lesquels il a écrit de la musique. La séance s’est ainsi déroulée, alternant films et mini-débats, avec pour fil conducteur la patte musicale de Grégoire Hetzel, qui permet de faire le lien entre des univers cinématographiques a priori très différents. Grégoire Hetzel et Benoît Basirico ont ainsi accueilli Frédéric Benzaquen (Mille morceaux), Amélie Covillard (L’Etoile manquante), Lolita Chammah (A cause d’elles), Emmanuel Bourdieu (Candidature) et, par écran interposé, Camille de Toledo. A écouter ces réalisateurs parler de leurs rapports avec la musique, à écouter Grégoire Hetzel raconter comment il a abordé musicalement chacun de leurs films, on avait véritablement l’impression de pénétrer au cœur du travail de création. Et on sentait que désormais, on saurait mieux écouter les films. Pour conclure la séance, nous avons projeté, en présence du réalisateur, le film Lisa, de Lorenzo Recio. Un autre univers visuel et musical et, là aussi, beaucoup de talent. Rendez-vous le samedi 7 mars pour une nouvelle rencontre passionnante. Béatrice Thiriet, qui a composé entre autres pour Pascale Ferran, nous ouvrira les portes de son monde…
Les prix 2007 du "goût du court !"

Le « goût du court ! » cru 2007, c’est bien fini. La traditionnelle cérémonie de remise des prix a eu lieu ce matin au Balzac, sous la houlette conjointe de Jean-Jacques Schpoliansky et de Francis Gavelle. Après un copieux brunch préparé par toute l’équipe de Starbucks Coffee (qui s’apprête à ouvrir son 44e établissement !), elle a débuté sous le signe de la musique, avec un mini-concert donné par le trio « Yes is a pleasant country ». La chanteuse Jeanne Added, accompagnée de Bruno Ruder (piano) et Vincent Lê Quang (saxophone) a interprété avec sa merveilleuse voix quelques grands classiques de la musique de film (Casablanca, Gilda, etc.). Place ensuite au prix de la meilleure musique originale. C’est Yves de Bujadoux, président du jury mis en place par l’UCMF, qui a annoncé le nom du gagnant : Christophe Julien, pour le film Manon sur le bitume. Il reçoit 1500 euros offerts par la Sacem. Le prix « coup de cœur Vodmania » (une nouveauté) a été attribué à Grégoire Sivan pour Premier voyage. Le prix du public, enfin, a récompensé deux films. La mention spéciale (dotée en numéraire d’une somme de 1000 euros par le cabinet d’audit et d’expertise comptable MMP Audit) est allée à Elizabeth Marre et Olivier Pont pour Manon sur le bitume. Le grand prix, quant à lui, doté à la fois en numéraire (2000 euros offerts par MMP-Audit) et en prestations techniques (LTC, Titra Films, le Short Film Corner), a récompensé Philippe Pollet-Villard et son Mozart des pickpockets (en lice pour les César et les Oscar !). Les lauréats et les partenaires de la manifestation étaient (presque !) tous là, et le public, très nombreux, a manifesté avec enthousiasme sa joie d’être là.
Le public a désigné ses courts métrages favoris

Pour la 26e édition du "goût du court !", samedi matin, il y avait encore foule au Balzac. La grande salle était pleine avec beaucoup d'habitués, de tous âges et de tous horizons, qui viennent découvrir au Balzac le meilleur de la création française (et belge, en l'occurrence). Le débat animé par Francis Gavelle est toujours fructueux, rares sont ceux qui quittent la salle avant la fin : signe d'intérêt manifeste ! Et, comme d'habitude, nous avons fait voter le public en lui demandant de désigner ses deux films favoris. Il a choisi sans hésiter Dire à Lou que je l'aime, un beau film très juste d'Hedi Sassi sur la relation entre une fille et son père atteint de la maladie d'Alzheimer, et un film d'animation 3D original et très réussi, signé Vincent Bierrewaerts : Le Pont. On nous dit parfois mais pourquoi vous mélangez tout dans une même sélection, on ne peut pas comparer un film de fiction et un film d'animation... Eh bien si, on peut. La preuve : vous y arrivez. C'est la troisième fois cette année que vous distinguez un film d'animation et un film de fiction au milieu d'une programmation très ouverte. Alors continuons. Comparons l'incomparable et défendons les films que nous aimons, qu'ils soient faits d'acteurs en chair et en os, de pâte à modeler, de papiers collés ou de dessins en trois dimensions...
25e édition du « goût du court ! »

Samedi matin, nous fêtions la 25e édition du « goût du court ! » - les brunches du court métrage initiés par le Balzac en septembre 2000. Et samedi, pour cette séance anniversaire, nous avons fait un complet (400 places), preuve que les amateurs de courts métrages ne manquent pas, pour peu qu’on leur donne envie de se déplacer ! Il faut dire que nous avions fait les choses en grand, avec l’aide de notre fidèle public et de nos partenaires. En plus du brunch Starbucks Coffee, nous avions organisé une petite tombola pour faire gagner cinq « paniers garnis du court » et, à la fin, des gâteaux préparés par les spectateurs (qui se sont prêtés au jeu avec beaucoup d’enthousiasme), étaient proposés dans le hall du Balzac… Et puis, il y avait les films, bien sûr. Toujours de très belle qualité et en présence des réalisateurs (le débat qui suit la projection est toujours un grand moment de ces matinées). Nous avons montré six films formidables, samedi. La séance était encadrée par deux petits bijoux de drôlerie et de légèreté, Big Family, de Cyril Cohen et Premier Voyage, de Grégoire Sivan. Les quatre autres films – vous êtes plusieurs à nous l’avoir fait remarquer même si nous n’en avons pas vraiment eu conscience au moment de la sélection – traitaient tous, de près ou de loin, et de manière plus ou moins détournée, du thème de la mort ou du deuil : Regarde-moi, d’Olivier Lécot, Pour de vrai, de Blandine Lenoir, Manon sur le bitume, d’Elizabeth Marre et Olivier Pont, Irinka et Sandrinka, de Sandrine Stoïanov. A l’issue de la séance, comme d’habitude, tout le monde a voté. Le dépouillement fut long, mais deux films sont sortis en tête (c’est la loi du genre) : Manon sur le bitume et Premier voyage. Ces films se retrouvent donc en lice pour notre « prix du public 2007 ». A suivre…
Participez, votez !

Samedi matin, c'était la 24e édition du "goût du court !", les brunches du court métrage que nous avons créés au Balzac en 2000. Nous avons montré six films* réalisés par de jeunes auteurs francophones qui (presque) tous étaient présents, étonnés et ravis de se trouver dans une salle pleine un samedi matin à 10 heures. Eh oui, c'est ça le pari du "goût du court !". Nous attirons à un horaire difficile (parole d'exploitant) un public nombreux qui sait que les films que nous sélectionnons et programmons au Balzac sont tous intéressants, pour une raison ou une autre. Il sait qu'il sera surpris, charmé, ému, interpellé - et jamais déçu. Avec le "goût du court !", nous avons ouvert une case (comme ils disent à la télévision) pour les réalisateurs de demain. Et le public nous suit, c'est ce qui est formidable. Et non seulement il vient mais, à la fin de chaque séance, il vote massivement pour désigner ses films favoris. Heureux de participer, heureux d'être là, heureux qu'on lui demande son avis.
- Voici les films programmés samedi 9 : Décroche, de Manuel Schapira ; Mon miroir, de Nicolas Birkenstock ; En tus brazos, de FX Goby, Edouard Jouret & Matthieu Landour ; Ménagerie intérieure, de Nadège de Benoît-Luthy ; Une fille normale, de Laurette Polmanss ; Echo, de Yann Gozlan.



