Et 4 écrans de moins sur les Champs-Elysées !
L'UGC Triomphe vient de fermer définitivement ses portes, pour cause de loyer trop élevé. J'en suis bien triste. Et pas seulement parce que c'est mon grand-père qui a ouvert ce cinéma en 1939 (le Triomphe est resté dans ma famille jusqu'en 1971). Je suis triste parce qu'un cinéma qui ferme, c'est toujours une mauvaise (et irréversible) nouvelle, en particulier sur les Champs-Elysées où il devient si difficile de vendre autre chose que des chaussures de sport et des hamburgers. Certes, il reste encore 36 écrans sur l'avenue, ce qui continue d'assurer au public une certaine variété dans les films programmés et confère malgré tout au quartier une place de choix dans la vie cinématographique parisienne. Les choses cependant ne vont pas dans le bon sens et il est temps de tirer la sonnette d'alarme pour que cesse l'hémorragie !
Champs-Elysées haut, Champs-Elysées bas...

Hier soir, avait lieu au Théâtre du Rond-Point la présentation de la saison 2007-2008. Maître de cérémonie : mon ami Jean-Michel Ribes. Nous avons coutume de dire lui et moi que nous tenons les Champs-Elysées en tenaille. Un théâtre et un cinéma, deux lieux de culture ouverts et exigeants sur une avenue qui commence un peu à ressembler à une vitrine de luxe géante... En tout cas, ce que nous avons vu et entendu hier soir - beaucoup de comédiens, chanteurs, musiciens, artistes et metteurs en scène qui seront à l'affiche à partir de la rentrée - donne vraiment envie. La saison prochaine au Rond-Point sera placée sous le signe du "rire de résistance" ce qui, connaissant l'animal Ribes, nous promet des moments d'anthologie. Nous ne pouvions pas rester à l'écart bien sûr : nous proposerons au Balzac toute l'année une programmation décapante sur ce même thème !



