Bonne nouvelle !

Cristian Mungiu, 38 ans, jeune réalisateur roumain récemment auréolé de la palme d'or au Festival de Cannes, déclare à propos de son film 4 mois, 3 semaines et 2 jours : "Pour moi, c'est un peu un conte de fées. Il y a six mois, nous n'avions pas d'argent, uniquement l'espoir de figurer dans une sélection parallèle quelle qu'elle soit... J'espère que cette récompense sera une bonne nouvelle pour les petits cinéastes des petits pays car il semble enfin qu'on n'ait plus besoin de gros budgets et de grandes stars pour faire une histoire que tout le monde écoutera." Cette palme d'or est d'ores et déjà une bonne nouvelle pour les cinémas tels que le Balzac qui ne vivent que parce que des Cristian Mungiu peuvent, vaille que vaille, continuer à faire des films avec passion et persévérance, et parce qu'il reste des spectateurs exigeants et curieux pour aller les voir. Elle est aussi, indirectement, une récompense, pour tout le travail de défrichage que nous menons dans nos salles jour après jour.
Pendant Cannes, le Balzac reste ouvert !

Quiconque travaillant plus ou moins dans le cinéma pourrait facilement penser que la vie s'arrête à Paris pendant les quinze jours du Festival de Cannes... Plus de coups de téléphone, plus de fax ni de courriels, les correspondants habituels aux abonnés absents... C'est sur la Croisette que tout se passe et se négocie. Sur la Croisette que les Parisiens ont le temps de se parler et d'échafauder de grands projets... Mais, cette année comme les autres, le Balzac ne met pas le cap sur les rivages méditerranéens. Parisien il est, Parisien il reste. Pendant Cannes, nous gardons la boutique, ouverte 365 jours par an. Et nous attendons avec impatience les nouveaux films et les nouveaux auteurs qui seront révélés à Cannes et que nous ferons découvrir à notre public... après Cannes ! (patience...)




