L'autre, c'est elle...
mercredi 11 février 2009 à 01:37 | Films | par Virginie Champion

Au départ, l'histoire est banale. Elle quitte son amant, celui-ci rencontre une autre femme et lui en parle. Elle ne pense bientôt plus qu'à ça, à l'autre... Légère et gaie en apparence, peu à peu détruite à l'intérieur, Dominique Blanc est impressionnante. Ce qui est plus impressionnant encore, c'est le traitement visuel du film, en osmose complète avec son sujet, avec de lents travellings sur des paysages de banlieue, des gares, des autoroutes, des centres commerciaux, des cafétérias, des arrêts de bus, des vitrines de magasin... tout un univers quotidien qui semble soudain totalement étranger, quasiment surréel. C'est très envoûtant et c'est une rare expérience de cinéma.







Commentaires
1. Le jeudi 26 février 2009 à 17:13, par nicolle mathieu
je vais très souvent au Balzac mais je ne vous "pardonne pas cet affreux film " et je mets en garde tous mes amis ;beaucoup de personnes ,comme nous,sortaient avant la fin .......
Ce ne sont qu'effets de caméra d'autoroutes de trains de téléphone.
Bref MORTEL !
2. Le lundi 9 mars 2009 à 18:51, par Neidine
Dominique Blanc a prouvé, avec ce film, qu'elle disposait d' une vaste palette d'interprétations possibles.
Ce film, 'L'autre' est glauque à souhait et apporte peu au spectateur si ce n'est de l'angoisse (superflue actuellement) et de l'inconfort (lieux du tournage sont mortifères). Cela nuit beaucoup au film d'autant plus que le thème de ce dernier aurait pu être traité dans une ambiance 'huit-clos" qui sied merveilleusement à D. Blanc.
Erreur de parcourt de la part du Balzac. Une fois n'est pas coutume.
3. Le mercredi 25 mars 2009 à 07:40, par grillo
Amy Adams d'ne part dans Miss Pettigrew et Dominique Blanc de l'autre, j'aime les deux.
4. Le jeudi 26 mars 2009 à 11:48, par PIETRI
Contre qui lutte-t-elle ? Contre l'autre, la rivale ou contre l'Autre ell-même. Superbe film, une lutte intérieure contre les démons qui nous habitent, la folie, notre environnement vide et glacial, impersonnel. Pouvons-nous encore savoir qui nous sommes alors que tout nous éloigne de l'humain !
Déstabilisant mais bénéfique.