Bonne année 2008 !

Avec près de 180 000 entrées, 2007 fut une belle année pour le Balzac, après une période plus que difficile... Que 2008 soit aussi fructueuse en surprises cinématographiques, et que le public continue à nous suivre dans nos aventures ! C'est Ken Loach qui ouvre le ban avec son nouveau film, dès le 2 janvier. Que ce film marque le début de la nouvelle année ; souhaitons-lui une très belle carrière !
PS : C'est une fois de plus à Anne Gallet, fidèle graphiste qui nous suit depuis plusieurs années, que nous devons cette pétillante image.
C'est beau, les Champs-Elysées la nuit...

Merci à Mark Rappaport, un fidèle et enthousiaste spectateur du Balzac, qui a pris cette belle photo en sortant du cinéma, après avoir vu et aimé De l'autre côté. C'est beau, un cinéma, la nuit...
It's a free world...

... comme le dit avec un sens certain de l'ironie Ken Loach et un sens non moins certain du témoignage à charge, dans son nouveau film (It's a free world, sortie le 2 janvier), que nous venons de proposer en avant-première pour les membres du Club des amis du Balzac. Ken Loach, dont le Balzac a sorti à peu près tous les films depuis une quinzaine d'années, dénonce avec efficacité l'exploitation des travailleurs sans papiers, dans une Angleterre où tous les coups sont permis. It's a free world, on vous dit.
Harold Lloyd, génial et mal connu

On connaît mal Harold Lloyd. On croit le connaître parce qu'on le reconnaît au premier coup d'oeil à ses lunettes à monture d'écaille et son allure de gendre idéal toujours tiré à quatre épingles. Et puis parce qu'il y a toujours une image fixe qui s'impose avec obstination et qui éclipse toutes les autres : celle d'Harold accroché à l'aiguille d'une pendule géante au sommet d'un building new-yorkais (dans Safety Last). Mais on connaît mal le reste, c'est-à-dire les nombreux courts et longs métrages tournés principalement dans les années 20 et qui sont de véritables petits joyaux du cinéma burlesque. Harold Lloyd, très à l'aise dans son sempiternel rôle d'Américain moyen à la pensée positive, avait à l'époque plus de succès que Charles Chaplin ou Buster Keaton ! Dans Why Worry ? (Faut pas s'en faire !), programmé ce matin au Balzac (nous tentions avec nos petits moyens d'offrir une alternative aux incontournables séances de shopping dans les Grands Magasins ouverts pour l'occasion...), Harold est un richissime hypocondriaque qui part prendre quelque repos dans un pays d'Amérique Latine en pleine révolution. Il traverse toutes ces perturbations avec un flegme inébranlable, rétablissant le calme par des moyens peu orthodoxes... Le film était accompagné au piano par Xavier Busatto, un talentueux émule de Jean-François Zygel issu de la classe d'improvisation au piano du CNSM...
La Graine et le mulet fait salle comble

Incroyable succès pour ce troisième film d'Abdellatif Kechice, sorti en salles mercredi dernier et qui, auréolé de son tout récent prix Louis Delluc, bénéficie d'un engouement populaire massif. Hier soir au Balzac, nous avons affiché complet dans les trois salles : du jamais vu ! Tout le monde veut faire connaissance avec la famille de Slimane Beiji, une famille recomposée, décomposée, exubérante, attachante, exaspérante... bref, une famille. Et tout le monde participe à la confection de ce fameux couscous au poisson (la graine et le mulet du titre). Tout est prêt, les convives sont attablés. La graine arrivera-t-elle à temps ? Ou pas ?
Encore du jazz au Balzac !

Le Ciné X'Tet de Bruno Régnier est très bien implanté dans la région Centre. Depuis quelques années, cette formation jazz s'intéresse au ciné-concert et écrit des partitions pour accompagner des films de Buster Keaton. Nous les avons déjà accueillis pour Steamboat Bill Junior et Sherlock Junior. Mardi dernier, ils ont inauguré au Balzac leur dernière création et sont venus accompagner trois courts métrages : Cops, One Week et The PLayHouse. Une manière originale de remettre à l'honneur le répertoire burlesque. Ce spectacle, créé à Paris et au Balzac, est amené à circuler dans toute la France. Nous lui souhaitons longue vie !
Une opérette pour le nouvel an !
Allez, on se prépare un petit plaisir pour fêter la nouvelle année... Deux heures d'insouciance et de légèreté, avec un des sommets de la comédie musicale : Un soir de réveillon, de Karl Anton (1933). Et avant le film, nous accueillerons la Compagnie des Brigands qui viendra nous chanter quelques airs entraînants, extraits de l'opérette "Arsène Lupin banquier". Ce sera le dimanche 6 janvier à 20h30... De quoi démarrer 2008 d'un bon pied !
Al Gore, Prix Nobel de la Paix...

C'est aujourd'hui que "l'ex-futur président des Etats-Unis" Al Gore a reçu officiellement à Stockholm le Prix Nobel de la Paix. Nous avons saisi cette occasion pour reprogrammer son film, Une vérité qui dérange, et organiser la cinquième Ciné-Rencontre La Croix/Le Balzac. Deux invités de marque sont venus débattre avec le public : Corinne Lepage, ancienne ministre et nouvellement missionnée par Jean-Louis Borloo, et Christian Buchet, professeur, écrivain, chroniqueur radio, spécialiste et ardent défenseur de la mer. Pas de langue de bois, des informations précises et claires, un vrai débat comme on les aime. On rentre chez soi en métro, on fait attention à ne pas allumer toutes les lampes à la fois, et on jette les vieux papiers dans la poubelle jaune !
Le public a désigné ses courts métrages favoris

Pour la 26e édition du "goût du court !", samedi matin, il y avait encore foule au Balzac. La grande salle était pleine avec beaucoup d'habitués, de tous âges et de tous horizons, qui viennent découvrir au Balzac le meilleur de la création française (et belge, en l'occurrence). Le débat animé par Francis Gavelle est toujours fructueux, rares sont ceux qui quittent la salle avant la fin : signe d'intérêt manifeste ! Et, comme d'habitude, nous avons fait voter le public en lui demandant de désigner ses deux films favoris. Il a choisi sans hésiter Dire à Lou que je l'aime, un beau film très juste d'Hedi Sassi sur la relation entre une fille et son père atteint de la maladie d'Alzheimer, et un film d'animation 3D original et très réussi, signé Vincent Bierrewaerts : Le Pont. On nous dit parfois mais pourquoi vous mélangez tout dans une même sélection, on ne peut pas comparer un film de fiction et un film d'animation... Eh bien si, on peut. La preuve : vous y arrivez. C'est la troisième fois cette année que vous distinguez un film d'animation et un film de fiction au milieu d'une programmation très ouverte. Alors continuons. Comparons l'incomparable et défendons les films que nous aimons, qu'ils soient faits d'acteurs en chair et en os, de pâte à modeler, de papiers collés ou de dessins en trois dimensions...






