La Graine et le mulet fait salle comble
dimanche 16 décembre 2007 à 15:34 | Films | par Jean-Jacques Schpoliansky

Incroyable succès pour ce troisième film d'Abdellatif Kechice, sorti en salles mercredi dernier et qui, auréolé de son tout récent prix Louis Delluc, bénéficie d'un engouement populaire massif. Hier soir au Balzac, nous avons affiché complet dans les trois salles : du jamais vu ! Tout le monde veut faire connaissance avec la famille de Slimane Beiji, une famille recomposée, décomposée, exubérante, attachante, exaspérante... bref, une famille. Et tout le monde participe à la confection de ce fameux couscous au poisson (la graine et le mulet du titre). Tout est prêt, les convives sont attablés. La graine arrivera-t-elle à temps ? Ou pas ?







Commentaires
1. Le lundi 17 décembre 2007 à 21:10, par de Beaumais
Pour "la graine et le mulet" Insupportable!!! Insupportable dans les principales scènes trop longues. trop bruyantes, trop bavardes, trop , trop, trop !! Pourtant j'étais très intéressée! Nous sommes sortis de ce film complétement KO, sonnés, fachés!
2. Le lundi 24 décembre 2007 à 10:31, par beauvais
€n réponse au précédent commentaire,c'est justement l'abondance de ces dialogues qui fait tout le charme de ce film:tout ce qui est dit est réaliste,les acteurs sont justes ,c'est un plaisir d'entendre ce qui se dit,de voir comment vivent ces nouvelles générations qui rappellent nos "bons" vieux films populaires d'antan:les Pagnol,les Carné......
Bravo pour les deux autres films qui sont aussi admirables
Joyeux Noêl à tous
3. Le lundi 24 décembre 2007 à 14:17, par Stefani paul
Comme souvent, plus je m'éloigne du film, mieux je le vois... et ici, plus je rejoins le directeur du Balzac qui nous annonçait un "grand moment de cinéma" en nous le présentant avant sa projection. C'est bien déjà un grand film!
Tout partait bien hier soir en entrant dans la salle: une dame dans la file d'attente venait de me revendre une place à 5 euros, à cette époque où on nous matraque qu'il faut se dépenser plus à s'économiser...
Un accueil agréable, drôle et enthousiaste du propriétaire des lieux, plus amoureux de la mystérieuse recette du bon cinéma que de la recette convenue du tiroir caisse (qui peut pourtant aller avec).
Puis vint le film, les plans sérrés qui me donèrent le vertige commencèrent à installer l'atmosphère stressante du film, ensuite une scène d'hystérie des plus fatigante où le personnage d'une mère constipe sa fille, après cela un suspens épouvantable, qui n'en finit pas, et dépasse dans son intensité celui des meilleurs films d'angoisse, et pour finir de m'achever: une deuxième scène d'hystérie du personnage d'une femme trompée qui pourrait presque vous faire prendre en sympathie l'auteur de cette violence conjugale!
Je suis ressorti du film sur les genous et mis plusieurs heures à me remettre du malaise profond qu'il avait réveillé en moi.
Ceux qui m'avait enmenés là n'étaient pas en meilleur état que moi et acquis contre la cause du film. Pas moi.
Il s'agit bien d'un drame et l'auteur nous fait vivre l' histoire de son (ses) héros avec une intensité qui touche à l'insoutenable: On y est!
Il serait difficile d'en vouloir au cinéaste de ne pas nous avoir rendu la chose plus facile à supporter et de ne pas avoir utilisé la recette de la mièvrerie d'Hollywood (par exemple).
Il serait difficile de lui en vouloir de nous avoir emmenés, avec les moyens qui ont été les siens, en terre étrangère... à nous-même (m'aime), et, à l'occasion de nous malmener, voire choquer.
C'était ma première visite au Balzac, après une grosse pile de DVDs loués au Vidéo Futur du coin ou achetés à la Fnac... une autre façon de voir des films pas forcément mauvaise même si elle ne vaut celle, plus démocrate, de la salle de cinéma.
Je commençais tristement à me faire à l' idée (presque du Johnny) qu'il n'y avait plus de ce cinéma que j'aime: une bonne salle, un bon film qui m'emmène au coeur des mystères de l'existence, le cinéma du ciné Club de CJP, le cinéma de "au fil du temps" de Wenders ou de "profession reporter" d'Antonioni qui m'ont fait aimer le cinéma, mais non, il y a encore un cinéma: le Balzac!
Et sûrement encore plein d'autres bons restaurants où goûter "la graine et le mulet"... Un peu de patience!
Paul
4. Le lundi 31 décembre 2007 à 14:53, par Henry
J'aime le Balzac et j'arrive de province pour aller au Balzac de confiance mais la c'est raté: Ce film de 2h30 serait bon s'il ne durait que 30mn... les scenes sont insupportablement longues, au bout de1mn on a comprit ce que le metteur en scene vouliat dire et ca dure 15 (le premier diner) voir 20 mn ( la danse du ventre)
Et une camera baladeuse...les mouvements de camera doivent etre justifiés.
pour la 1er fois j'ai envidagé de partir avant la fin.
ceci dit Balzac on t'aime