Dur, dur, la grève !

Au Balzac, on peut dire qu'on a senti passer les dix jours de grève. Nous avons melencontreusement sorti un nouveau film très attendu le premier jour de la mobilisation, De l'autre côté. Résultat des courses : ce film a fait très peu d'entrées au Balzac par rapport à certaines salles implantées dans des quartiers de proximité. Il est rare qu'on vienne au Balzac à pied de chez soi, il y a toujours un petit bout de métro, de bus ou de voiture...
Nous comprenons les spectateurs, bien sûr. Ils se sont épuisés toute la journée à rejoindre tant bien que mal leur lieu de travail. On n'allait pas, en plus, leur demander de ressortir le soir, alors que rien ne les y obligeait, même pas un billet acheté d'avance et non remboursable (avantage très net des théâtres sur les cinémas !).
Mais nous sommes un peu dépités. Dépités parce que De l'autre côté est un film rare et magnifique qui aurait dû faire un démarrage en trombe. Dépités parce que Giovanni Mirabassi, venu accompagner lundi soir un film de Pabst, aurait dû remplir la salle. Idem pour le Crazy Big Band, qui a joué les trois premiers soirs devant un public plutôt clairsemé. Nos efforts et tous ces talents rassemblés méritaient vraiment mieux que ça. Heureusement, la grève a fini par se tarir et les spectateurs, qui n'attendaient que ça, commencent à revenir. Il leur reste encore deux soirées (ce soir à 21h30 et dimanche à 19h) pour vibrer au concert exceptionnel offert par le Crazy Big Band avant le film de Fatih Akin. Vingt musiciens, une chanteuse, une ambiance électrique, des rappels...
Allez, on oublie cette semaine noire et on passe à autre chose.







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