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Pas rentable, circulez !

dimanche 25 novembre 2007 à 23:20 | Humeur | par Virginie Champion
Petite mésaventure désagréable ce soir au cinéma Le Lincoln. Je voulais voir La France, le film de Serge Bozon avec Sylvie Testud à la dernière séance. Impossible, m'a-t-on dit, vous êtes la seule spectatrice, on annule la séance. Il m'est arrivé exactement la même chose, dans un autre cinéma, il y a quelque temps. Les séances de 22h sont à éviter, les exploitants les suppriment sans crier gare. Où va-t-on ? Et quelle est la limite ? Faut-il éliminer les séances à moins de 10 spectateurs parce qu'elles ne sont pas rentables ? Ou à moins de 20 ? Certes, c'est triste, une salle presque vide. Mais ce qui est encore bien plus triste, c'est un spectateur qui sort de chez lui pour aller au cinéma voir un film qu'il a choisi et envie de découvrir et finalement s'entend dire à la caisse qu'il est tout seul et donc pas rentable. Il n'a qu'à aller voir autre chose. Alors qu'en réalité, cela ne coûte rien de plus à l'exploitant d'assurer les séances annoncées quel que soit le nombre de spectateurs, surtout si ses autres salles tournent au même moment. Dommage, vraiment dommage...

Crazy Big Band, Yeah !

dimanche 25 novembre 2007 à 23:10 | Musique | par Jean-Jacques Schpoliansky

Cinq soirs de suite, nous avons accueilli les vingt musiciens du Crazy Big Band (dirigé par Thierry Lalo) sur la scène du Balzac. Les trois premiers soirs, à cause de la grève, les spectateurs étaient motivés mais assez rares... Ils se sont largement rattrapés pour les deux dernières dates : un quasi complet hier soir, et un complet ce soir. Ambiance extraordinaire, public ravi et chaleureux, musiciens impeccables et bien rôdés. Quel succès ! Quelle expérience !

Dur, dur, la grève !

samedi 24 novembre 2007 à 11:40 | Actualités | par Jean-Jacques Schpoliansky


Au Balzac, on peut dire qu'on a senti passer les dix jours de grève. Nous avons melencontreusement sorti un nouveau film très attendu le premier jour de la mobilisation, De l'autre côté. Résultat des courses : ce film a fait très peu d'entrées au Balzac par rapport à certaines salles implantées dans des quartiers de proximité. Il est rare qu'on vienne au Balzac à pied de chez soi, il y a toujours un petit bout de métro, de bus ou de voiture... Nous comprenons les spectateurs, bien sûr. Ils se sont épuisés toute la journée à rejoindre tant bien que mal leur lieu de travail. On n'allait pas, en plus, leur demander de ressortir le soir, alors que rien ne les y obligeait, même pas un billet acheté d'avance et non remboursable (avantage très net des théâtres sur les cinémas !). Mais nous sommes un peu dépités. Dépités parce que De l'autre côté est un film rare et magnifique qui aurait dû faire un démarrage en trombe. Dépités parce que Giovanni Mirabassi, venu accompagner lundi soir un film de Pabst, aurait dû remplir la salle. Idem pour le Crazy Big Band, qui a joué les trois premiers soirs devant un public plutôt clairsemé. Nos efforts et tous ces talents rassemblés méritaient vraiment mieux que ça. Heureusement, la grève a fini par se tarir et les spectateurs, qui n'attendaient que ça, commencent à revenir. Il leur reste encore deux soirées (ce soir à 21h30 et dimanche à 19h) pour vibrer au concert exceptionnel offert par le Crazy Big Band avant le film de Fatih Akin. Vingt musiciens, une chanteuse, une ambiance électrique, des rappels... Allez, on oublie cette semaine noire et on passe à autre chose.

Pabst - Mirabassi : affinités électives

mardi 20 novembre 2007 à 10:15 | Ciné-concerts | par Virginie Champion

A pied, à cheval, à vélib', ils sont quand même venus, les ultra-motivés, un peu plus nombreux que dans nos prévisions pessimistes d'exploitants de cinéma échaudés par une semaine de grève des transports... Ils sont venus et ils ont vu le film de G. W. Pabst, Le Journal d'une fille perdue, magnifique écrin pour une Louise Brooks au sommet de son art et de sa trop brève carrière. Et ils ont entendu l'accompagnement au piano offert par le très grand pianiste Giovanni Mirabassi. Subtilité, humour, sensibilité, infimes variations, le jeu du pianiste collait au film comme un bas de soie invisible. Silence recueilli et admiratif pendant toute la projection, applaudissements redoublés après la dernière image. Merci Giovanni !

Jekyll ou Hyde ?

mercredi 7 novembre 2007 à 01:10 | Ciné-concerts | par Virginie Champion

Quelques jours après Halloween, nous avons accueilli ce soir trois musiciens exceptionnels emmenés par Christopher Bjurström pour un ciné-concert tout à fait de saison, puisqu'il était consacré à la figure terrifiante et fascinante du Dr Jekyll - alias Mr Hyde. Deux films au programme : Dr Jekyll et Mr Hyde, de John Robertson (1920), où l'on voit un John Barrymore se métamorphoser d'une manière réellement impressionnante (les enfants dans la salle n'en menaient d'ailleurs pas large !). Puis un pastiche hilarant avec Dr Pyckle et Mr Pryde, où Stan Laurel se met à sautiller et à faire des blagues aux gens dans la rue après avoir ingurgité un breuvage de sa composition. Et en plus, il y avait du monde dans la salle !