Lubitsch, c'est fini !
Après la rétrospective Lubitsch qui s'est achevée hier soir au Balzac, se clôt une saison particulièrement riche en événements cinématographiques et musicaux. En quatre ciné-concerts exceptionnels, nous avons découvert six films muets de la période allemande d'Ernst Lubitsch : Quand j'étais mort (1916), Les Filles de Kohlhiesel (1920), La Chatte des montagnes (1921), Je ne voudrais pas être un homme (1918), La Poupée (1919) et La Princesse aux huîtres (1919). Tous témoignent d'une incroyable inventivité visuelle et d'une rafraîchissante liberté de ton. En plus ils sont extrêmement drôles, et l'accompagnement musical en direct ne contribuait pas peu à les mettre en valeur. Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé puisque nous avons accueilli plus de 1300 spectateurs en quatre séances (avec deux complets !). Beaucoup d'entre eux voyaient pour la première fois un film en ciné-concert. C'est l'un des mérites du festival ParisCinéma, dans lequel s'inscrivait cette rétrospective : conduire le grand public vers un cinéma différent et lui donner un plaisir auquel il ne s'attend pas. Pourvu qu'ensuite il garde en mémoire l'adresse du Balzac...
Vivre et mourir à Tel-Aviv

The Bubble - la bulle - c'est le surnom donné par les Israéliens à la ville de Tel-Aviv. Dans cette bulle, trois jeunes gens partagent un appartement et essaient de vivre comme si tout était normal, comme si le pays n'était pas en guerre. Il y a Yali et Noam, deux homosexuels, et Lulu, jeune fille énergique à la recherche du grand amour. Tout ce bel et fragile agencement est perturbé par l'arrivée d'Ashraf, un jeune Palestinien amoureux de Noam. Le film présente bien des caractéristiques du film de copains (il est d'ailleurs à cet égard plutôt réussi, avec un étonnant quatuor d'acteurs), mais il est bien plus que cela : il nous parle de deux pays en guerre et des difficultés extrêmes de la cohabitation entre Israéliens et Palestiniens. Et la fin dramatique, absolument bouleversante, nous glace le coeur.
Ensemble, c'est tout !
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Le Club des amis du Balzac existe depuis plus de dix ans et compte à ce jour un bon millier d'adhérents à jour de leur cotisation, fervents soutiens de la cause du cinéma indépendant en général, du Balzac en particulier.
Ce n'est pas rien, un club de 1000 spectateurs actif depuis plus de 10 ans. Nous en sommes très fiers d'ailleurs ! Régulièrement, nous nous réunissons pour des avant-premières. A force, on finit par se connaître, c'est bien agréable et c'est tout l'intérêt de la chose. Hier soir par exemple, nous avons vu (ou revu) ensemble le magnifique film de Vittorio De Sica, Le Jardin des Finzi-Contini. Pas un souffle dans la salle, un moment de grâce. Et comme au Balzac, musique et cinéma sont indissolublement liés, nous avions une première partie pleine de charme et de justesse. Grégoire Baumberger (piano) et Isabelle Durin (violon) ont interprété des oeuvres de George Perlman, John Williams et Ernest Bloch. Ils ont été vivement applaudis et c'était amplement mérité.






