Michel Ocelot, un homme généreux et une âme d'enfant

Pour la troisième fois depuis la rentrée, nous avons organisé une "ciné-rencontre" avec le journal La Croix. Et, ce mardi 24 avril, nous avons eu la chance de recevoir au Balzac Michel Ocelot. Il est arrivé après la projection de deux de ses films, Les 3 inventeurs et Princes et princesses, et, tout de suite, on s'est senti très à l'aise avec lui. Il a pris le micro, a raconté ses films et répondu avec beaucoup de gentillesse et de détails aux questions des grands et des petits. Nous avons appris par exemple comment faire des diamants avec de la margarine et un peigne. Et découvert que le prince et la princesse étaient de petites figures en papier découpé pas plus grandes que la paume de la main. Nous avons passé un moment enchanteur avec un artiste exceptionnel qui a su garder une âme d'enfant. Ce n'est pas si fréquent.
On n'a pas fini de s'intéresser à la Vie des autres...

J’ai découvert La Vie des autres en novembre dernier et j’ai immédiatement été séduit par la force, l’intelligence et la sensibilité du film, le brio du scénario, le talent des acteurs. Je l’ai montré courant décembre aux membres du Club des amis du Balzac. Le silence stupéfait qui a suivi le générique de fin, les applaudissements nourris et spontanés qui lui ont succédé m’ont confirmé ce que je pressentais : ce film avait un impact et un potentiel énormes. Le 30 janvier, veille de la sortie française de La Vie des autres, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Balzac le réalisateur Florian Henckel von Donnersmarck, dans le cadre d’une avant-première organisée pour la chaîne Arte. On ne peut qu’être séduit par la personnalité, le charme et la modestie de cet artiste rigoureux qui, pour un premier film, a réussi un tour de maître. La Vie des autres est sorti le lendemain et, depuis bientôt trois mois, l’incroyable succès du film ne se dément pas (près de 32 000 entrées au Balzac à ce jour). Séance après séance, je retrouve à la sortie des spectateurs à la fois bouleversés et impressionnés. Et pourtant – comme je le répète dans mes discours introductifs – il n’y a au générique de La Vie des autres ni Tom Cruise, ni Nicole Kidman. Et en plus, on y parle allemand ! Mais n’est-ce pas précisément là notre rôle à nous, cinémas indépendants, que d’aider à la découverte et à la diffusion d’œuvres de ce genre ?
Le Balzac ouvre un blog !

Installé en haut des Champs-Elysées depuis plus de 70 ans, le Balzac est un cinéma pas tout à fait comme les autres. Avec, de ce fait, un public pas tout à fait comme les autres, qui ne consomme pas les films comme du pop corn. Et, surtout, qui saisit toutes les occasions pour s’exprimer ou s’impliquer. Jusqu’à présent, la communication du Balzac marchait plutôt en sens unique : discours en début de séance, site web, newsletters… Il était temps de donner à nos spectateurs la possibilité de donner leur avis, et même d’échanger entre eux. C’est l’idée de ce blog. Créons sur la toile la communauté du Balzac et tissons des liens au-delà de la salle !




